Logiciel CSRD : comparatif des plateformes de reporting pour choisir la bonne solution (2026)

Environ 10 000 entreprises restent dans le scope CSRD obligatoire à l'échelle de l'Union européenne, contre environ 42 500 avant l'Omnibus — et une dizaine d'éditeurs se positionnent pour les accompagner.

Le paquet Omnibus a resserré le périmètre réglementaire, mais il n'a rien simplifié sur le fond : double matérialité, collecte de données ESRS multi-sources, auditabilité, export XBRL restent des exigences techniques réelles pour les entreprises encore concernées. Beaucoup de PME hors scope obligatoire se posent aussi la question, sous la pression de leurs clients ou de leurs banques, avec le standard volontaire VSME comme option d'entrée.

Ce comparatif passe en revue sept éditeurs — Orki, Sami, Greenly, Sweep, Tennaxia, Toovalu et Workiva — sur les critères qui distinguent réellement un logiciel CSRD d'un autre, avec une attention particulière aux profils ETI (le cœur du scope obligatoire depuis l'Omnibus) et PME (le terrain volontaire du VSME), et à l'origine française ou internationale des solutions.

Information importante En bref — Un logiciel CSRD collecte, structure, contrôle et publie les données ESRS exigées par la directive, avec gestion de la double matérialité et export pour l'audit. Sur le marché français, quatre éditeurs sont français (Orki, Sami, Toovalu, Tennaxia) et trois internationaux ont une présence notable (Greenly, Sweep, Workiva). Pour une ETI qui bascule dans le scope obligatoire, la consolidation multi-filiales, la gouvernance de la donnée et l'auditabilité externe priment ; pour une PME hors scope, le standard volontaire VSME est l'option d'entrée pertinente avant d'investir dans un outil CSRD complet. Trois critères de choix concrets : (1) le niveau d'automatisation de la collecte multi-sources et de la double matérialité, (2) la profondeur d'auditabilité et de tagging XBRL si l'entreprise est déjà dans le scope obligatoire, (3) le besoin ou non de coupler la CSRD avec le bilan carbone et l'ACV sur la même plateforme. Avertissement éditorial — cet article est édité par Orki, qui figure parmi les éditeurs comparés. Nous nous sommes attachés à présenter les faits avec la plus grande neutralité possible ; nous recommandons d'évaluer plusieurs éditeurs en démo avant tout choix.

Qu'est-ce qu'un logiciel CSRD ?

Un logiciel CSRD est un outil qui aide une entreprise à collecter, structurer, contrôler et publier les données de durabilité exigées par la directive CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) et par les normes techniques ESRS (European Sustainability Reporting Standards) qui l'accompagnent.

En pratique, il couvre tout ou partie de ces fonctions :

  • l'analyse de double matérialité (identification des enjeux ESRS pertinents pour l'entreprise) ;
  • la collecte de données auprès de plusieurs équipes, filiales ou fournisseurs ;
  • la validation et le contrôle qualité des données ESG collectées ;
  • la consolidation et la génération du rapport de durabilité ;
  • l'export au format réglementaire, avec parfois un balisage XBRL/iXBRL selon l'outil.

Information importante Pour le détail des standards concernés, vous pouvez lire notre décryptage des normes ESRS.

L'enjeu n'est pas seulement réglementaire. Un logiciel CSRD remplace généralement des fichiers de collecte manuels par un processus plus traçable, plus auditable et plus facile à faire évoluer d'un exercice à l'autre — un vrai levier quand une équipe RSE doit produire le même rapport chaque année avec des ressources limitées.

Qui est réellement concerné par la CSRD depuis l'Omnibus

Le périmètre obligatoire a nettement rétréci depuis l'entrée en vigueur de la directive (UE) 2026/470, dite Omnibus I. Une entreprise reste soumise à la CSRD si elle dépasse cumulativement plus de 1 000 salariés et plus de 450 millions d'euros de chiffre d'affaires net annuel — le critère de bilan a disparu, et les anciens critères alternatifs (2 sur 3) ne s'appliquent plus.

À l'échelle de l'Union européenne, sur environ 42 500 entreprises initialement concernées par la CSRD, environ 10 000 entreprises restent dans le scope obligatoire après l'Omnibus — une réduction d'environ 80 %. À l'échelle de la France, plusieurs centaines à un millier d'entreprises restent concernées selon les estimations sectorielles : grandes entreprises cotées (CAC 40, SBF 120) et grandes ETI non cotées qui dépassent les seuils cumulatifs.

Vague Périmètre Premier rapport
Vague 1 (ex-NFRD) Grandes entreprises d'intérêt public cotées, plus de 500 salariés 2025, sur l'exercice 2024 (déjà en cours, inchangé par l'Omnibus)
Vague 2 Grandes entreprises non cotées dépassant les nouveaux seuils (1 000 salariés et 450 M€ de CA) 2028, sur l'exercice 2027 (reporté de deux ans)
Vague 3 PME cotées Supprimée — exclues définitivement du scope obligatoire
Vague 4 Entreprises non-UE dépassant 450 M€ de CA dans l'UE 2029, sur l'exercice 2028

Les entreprises non européennes sont soumises si elles dépassent 450 M€ de chiffre d'affaires dans l'UE au niveau du groupe, avec une filiale ou succursale dans l'UE dépassant 200 M€ de CA.

Le scope CSRD après l'Omnibus : environ 42 500 entreprises UE avant l'Omnibus, environ 10 000 après, soit une réduction d'environ 80 %. Seuils cumulatifs : plus de 1 000 salariés et plus de 450 M€ de chiffre d'affaires net. Périmètre obligatoire CSRD à l'échelle de l'Union européenne, avant et après la directive (UE) 2026/470.

ETI dans le scope, PME hors scope : ce qu'attend chaque profil d'un logiciel CSRD

Depuis l'Omnibus, le scope obligatoire de la CSRD est d'abord un sujet d'ETI et de grande entreprise : les seuils cumulatifs (1 000 salariés, 450 M€ de CA) ciblent mécaniquement ce profil. Les PME, elles, restent très majoritairement hors scope obligatoire — mais pas hors sujet, sous la pression de leurs clients grands comptes.

Pour une ETI qui bascule dans le scope obligatoire

Une ETI qui vient de dépasser les seuils fait face à un problème d'abord organisationnel avant d'être réglementaire : consolider une donnée de durabilité fiable sur plusieurs filiales ou sites, souvent sans direction RSE dédiée à chaque entité. Trois attentes concrètes structurent le choix d'un outil :

  • Consolidation multi-filiales : agréger les données de plusieurs entités juridiques ou sites dans un périmètre de reporting unique, avec des workflows de validation par filiale plutôt qu'une collecte centralisée manuelle.
  • Gouvernance de la donnée : un circuit de validation multi-niveaux (contributeur filiale → responsable RSE groupe → direction) qui trace qui a saisi et validé chaque donnée, condition d'un rapport défendable devant un auditeur.
  • Auditabilité externe : une piste d'audit exploitable par l'organisme tiers indépendant (OTI) qui certifiera le rapport, avec export XBRL/iXBRL — une exigence directe pour toute entreprise déjà dans le scope obligatoire, pas une option.

Pour une PME hors scope obligatoire

Une PME reçoit de plus en plus de questionnaires ESG de la part de ses clients grands comptes, de ses banques ou de ses appels d'offres, en tant que fournisseur d'une entreprise elle-même soumise à la CSRD. C'est le rôle du VSME (Voluntary Sustainability Reporting Standard for SMEs), le standard volontaire simplifié publié par l'EFRAG : une PME peut l'utiliser pour structurer une réponse standardisée à ces demandes, sans viser la conformité CSRD complète.

Information importante Attention au piège : une « plateforme CSRD pour PME » qui vend un module CSRD complet (double matérialité, ESRS intégral, XBRL) à une PME hors scope obligatoire vend souvent plus que nécessaire. Pour une PME non cotée qui répond à des demandes clients, un module VSME simple, sans le formalisme de l'audit CSRD, est en général suffisant et moins coûteux.

Concrètement, une PME évalue une plateforme CSRD/VSME sur trois critères adaptés à sa taille : la simplicité de prise en main sans équipe RSE dédiée, la présence effective d'un module VSME distinct du module CSRD complet, et un accompagnement humain proportionné (une PME a rarement l'équipe interne pour piloter seule un outil pensé pour une direction RSE de grand groupe).

Les critères qui distinguent vraiment les logiciels CSRD

Au-delà du marketing produit, cinq critères permettent de comparer des outils CSRD de façon opérationnelle :

  • Couverture ESRS et double matérialité : l'outil couvre-t-il les 12 standards ESRS thématiques et propose-t-il un module structuré d'analyse de double matérialité, ou seulement une checklist ?
  • Collecte multi-sources : l'outil gère-t-il la collecte auprès de plusieurs filiales, pays ou fournisseurs, avec des workflows de validation, ou repose-t-il sur des imports manuels ?
  • Auditabilité et export XBRL : l'outil conserve-t-il une piste d'audit exploitable par un organisme tiers indépendant (OTI), avec un export au format XBRL/iXBRL, une exigence directe pour les entreprises déjà dans le scope obligatoire ?
  • Multi-référentiels : l'outil couvre-t-il uniquement la CSRD, ou aussi le bilan carbone, l'ACV, EcoVadis, les référentiels internationaux (ISSB, GRI, CDP) sur la même plateforme avec des données partagées ?
  • Profil cible et tarification : l'outil est-il dimensionné et tarifé pour une PME, une ETI ou un grand groupe multi-pays, et cette tarification est-elle publique ou sur devis ?

5 critères pour choisir un logiciel CSRD : couverture ESRS et double matérialité, collecte multi-sources, auditabilité et export XBRL, multi-référentiels sur une même plateforme, profil cible et tarification. Cinq critères opérationnels pour comparer des logiciels CSRD au-delà du discours commercial.

Comparatif : sept éditeurs de logiciels CSRD

Éditeur Origine Profil cible privilégié Périmètre CSRD Autres référentiels sur la même plateforme Tarification
Orki France, éditeur indépendant, actionnariat 100 % français, opère dans le monde entier ETI complexe à PME, 100 à 20 000 collaborateurs, international CSRD/ESRS + VSME + EcoVadis Bilan carbone (Bilan Carbone®, GHG Protocol, ISO 14064-1) + ACV native (FDES, PEP, EPD) Publique sur le module carbone (dès 1 440 € HT) ; CSRD/ACV sur devis
Sami France, filiale du groupe SGS depuis novembre 2025 ETI à PME CSRD/ESRS + VSME (via l'acquisition de Good Steps, janvier 2025) Bilan carbone, accompagnement « Carbon Coach » Sur demande, fourchette indicative documentée par des tiers : environ 900 à 10 000 €/an
Greenly France, présence France/US/UK, environ 78,6 M$ levés (Tracxn) PME à international CSRD/VSME Bilan carbone, accompagnement SBTi en option Sur demande, environ 5 000 à 15 000 €/an en PME selon des sources tierces
Sweep France, fondée à Paris en 2020 Très grands comptes, périmètres internationaux complexes CSRD/ESRS, scores CSRD, cité dans le rapport Verdantix Smart Innovators 2025 Bilan carbone, supply chain, module IA de nettoyage de données Sur demande
Tennaxia France, fondée en 2001 à Laval, a acquis Traace en mai 2024 Grandes entreprises et ETI, historique RSE/HSE CSRD/ESRS, hérite de la comptabilité carbone de Traace RSE, HSE, plus de deux décennies d'accompagnement extra-financier Sur demande
Toovalu France, intégré au groupe Lefebvre Sarrut depuis 2024 ETI à PME, écosystème cabinets de conseil CSRD/ESRS, génération de rapports XBRL, une trentaine de modèles de collecte Bilan carbone (Bilan Carbone®, GHG Protocol), trajectoires SNBC/SBTi Sur demande
Workiva États-Unis, cotée au NYSE (WK) Grands groupes internationaux, reporting finance + durabilité intégré CSRD/ESRS, ISSB S1/S2, TCFD, GRI, CDP sur une même plateforme Module carbone Workiva Carbon (scopes 1, 2 et 3) Sur demande

Sur la profondeur multi-référentiels pour un grand groupe international qui doit gérer CSRD, ISSB et CDP en parallèle, Workiva a une couverture plus large que les six autres éditeurs de ce comparatif, qui restent centrés sur l'écosystème européen. Sur la reconnaissance analystes indépendante, Sweep a un avantage documenté (rapport Verdantix) qu'aucun des éditeurs français ne revendique publiquement à ce jour. Sur l'ancienneté et l'intégration à un accompagnement RSE/HSE plus large, Tennaxia dispose de plus de deux décennies d'antériorité qu'aucun éditeur né après 2019 ne peut afficher.

Pourquoi Orki se distingue sur ce comparatif

Trois éléments factuels reviennent dans les comparatifs 1-contre-1 déjà publiés sur le blog Orki (Orki vs Greenly, Orki vs Sami, Orki vs Carbo) et qui s'appliquent directement au terrain CSRD :

  • Un socle multi-modules plutôt qu'un outil mono-fonction : carbone (GHG Protocol, Bilan Carbone®, ISO 14064-1), ACV native (FDES, PEP, EPD) et CSRD/VSME/EcoVadis partagent la même donnée sur une seule plateforme — un avantage structurel pour une ETI qui doit éviter la double saisie entre son bilan carbone existant et son reporting CSRD.
  • Paramétrage et flexibilité pour les ETI multi-site complexes : périmètres de consolidation configurables par filiale, hiérarchies multi-site, facteurs d'émission ajustables sur un scope 3 dense et intégrations ERP sur mesure — un axe pensé pour les organisations dont les processus ne rentrent pas dans un gabarit standard.
  • Un assistant IA intégré à la collecte et à l'analyse de double matérialité (offre Licence) : guidage des contributeurs et structuration de l'analyse, pas un substitut à l'expertise humaine sur l'arbitrage réglementaire.

Éditée depuis la France (Paris, avec des équipes à Nantes, Lyon et Lille) et à actionnariat 100 % français, la plateforme opère toutefois dans le monde entier : le portefeuille comprend un volume significatif de groupes multinationaux (parmi les références publiques : Vinci, Thales, CMA CGM, STEF, Ecocert), qui pilotent leur démarche carbone, ACV et CSRD depuis Orki en s'appuyant sur les référentiels locaux et internationaux supportés. L'ancrage français n'est donc pas une limite de couverture géographique — c'est un choix d'indépendance capitalistique et de proximité réglementaire, compatible avec un déploiement multi-pays.

Logiciel CSRD français ou international : ce que ça change

Quatre des sept éditeurs comparés sont français : Orki, Sami, Toovalu et Tennaxia. Sweep est également une entreprise française, mais avec une base clients tournée vers les très grands comptes internationaux. Greenly a une présence France/US/UK. Workiva est une plateforme américaine cotée en bourse.

Le choix « logiciel CSRD français » n'est pas qu'une question de préférence patriotique. Il a des implications concrètes :

  • Support et accompagnement en français, avec des équipes qui connaissent les spécificités françaises (BEGES, décret tertiaire, réseau de commissaires aux comptes et d'OTI français).
  • Écosystème de partenaires locaux : Toovalu s'appuie par exemple sur un réseau de cabinets d'expertise via le groupe Lefebvre Sarrut ; Tennaxia sur plus de vingt ans de relations avec les grandes entreprises françaises.
  • Hébergement et gouvernance des données : un éditeur français facilite généralement les exigences de souveraineté ou de localisation des données, un point que certains acheteurs publics ou grands comptes exigent explicitement.

« Français » ne veut pas dire cantonné à la France : Orki, par exemple, est édité et opéré depuis la France mais opère dans le monde entier, avec un volume significatif de groupes multinationaux dans son portefeuille de clients qui pilotent depuis la plateforme leur démarche carbone, ACV et CSRD sur plusieurs pays. L'ancrage français porte sur l'actionnariat, la gouvernance des données et le support — pas sur le périmètre géographique des clients servis.

À l'inverse, une entreprise dont le périmètre CSRD dépasse largement l'Europe (filiales aux États-Unis ou en Asie soumises à d'autres référentiels comme l'ISSB ou les lois californiennes SB 253/SB 261) peut avoir intérêt à une plateforme internationale comme Workiva, qui gère plusieurs référentiels de reporting extra-financier dans un même environnement.

Comment choisir : la grille de décision selon votre profil

  • ETI qui vient de basculer dans le scope obligatoire (1 000 salariés, 450 M€ de CA) : privilégier un outil qui structure la consolidation multi-filiales, la gouvernance de la donnée et l'auditabilité externe (piste d'audit, export XBRL) sans exiger une équipe RSE surdimensionnée ; Orki, Sami, Toovalu et Tennaxia sont positionnés sur ce segment.
  • PME hors scope obligatoire, sollicitée par ses clients ou ses banques : privilégier un module VSME simple plutôt qu'un outil CSRD complet ; Orki, Sami et Greenly proposent tous les trois une entrée PME sur ce segment.
  • Grand groupe international, déjà soumis à plusieurs référentiels (ISSB, CDP, lois américaines) : évaluer une plateforme qui centralise plusieurs référentiels de reporting extra-financier, où Workiva et Sweep ont une couverture plus large.
  • Entreprise qui a déjà un bilan carbone ou une ACV en place : vérifier si l'outil CSRD envisagé partage les mêmes facteurs d'émission et la même donnée que le module carbone/ACV, pour éviter une double saisie — un point où les plateformes multi-modules (Orki, Toovalu) ont un avantage structurel sur les outils CSRD mono-fonction.

Quel profil d'entreprise pour quel éditeur de logiciel CSRD : PME et entrée VSME avec Orki, Sami, Greenly ; ETI multi-filiales avec Orki, Toovalu, Tennaxia, Sami ; grand groupe international multi-référentiels avec Workiva, Sweep. Positionnement des sept éditeurs comparés selon la taille et la complexité de l'entreprise.

Conclusion : 4 points à retenir

  1. Un logiciel CSRD structure la double matérialité, la collecte multi-sources et l'auditabilité. Ce n'est pas un simple tableur en ligne : la valeur est dans la traçabilité et la préparation à l'audit.
  2. Le scope obligatoire s'est resserré à environ 10 000 entreprises à l'échelle de l'UE après l'Omnibus, principalement des ETI et grandes entreprises. Une PME hors scope n'a en général pas besoin d'un outil CSRD complet — le standard VSME suffit souvent.
  3. Quatre des sept éditeurs comparés sont français (Orki, Sami, Toovalu, Tennaxia), avec un accompagnement adapté aux spécificités réglementaires françaises — ce qui n'empêche pas certains, comme Orki, d'opérer dans le monde entier pour leurs clients multinationaux ; les acteurs internationaux comme Workiva gagnent en pertinence pour les groupes multi-référentiels.
  4. Le bon choix dépend du profil de l'entreprise, pas d'un classement universel : taille (ETI ou PME), présence internationale, référentiels déjà en place et besoin ou non de coupler la CSRD avec le bilan carbone et l'ACV sont les vrais critères d'arbitrage.

Sources

Questions fréquentes

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Qu'est-ce qu'un logiciel CSRD ?
Plus
C'est un outil qui aide à collecter, structurer, contrôler et publier les données de durabilité exigées par la directive CSRD et les normes ESRS, avec gestion de la double matérialité et export pour l'audit.
Qu'est-ce qu'un outil de reporting CSRD ?
Moins
C'est la même famille d'outils qu'un logiciel CSRD, avec un accent mis sur la fonction de publication : consolidation des données validées et génération du rapport de durabilité dans un format exploitable pour l'audit, parfois avec balisage XBRL/iXBRL.
Quelle plateforme CSRD choisir pour une ETI qui bascule dans le scope obligatoire ?
Plus
Vérifier trois points en priorité : la capacité à consolider plusieurs filiales avec un circuit de validation multi-niveaux, la profondeur d'auditabilité (piste d'audit, export XBRL/iXBRL) pour l'organisme tiers indépendant, et la couverture ESRS complète plutôt qu'une simple checklist. Orki, Sami, Toovalu et Tennaxia sont positionnés sur ce segment.
Quelle plateforme CSRD choisir pour une PME ?
Plus
Pour une PME hors scope CSRD obligatoire, privilégier une plateforme qui propose un module VSME distinct et simple, sans le formalisme complet de la CSRD. Pour une PME qui bascule dans le scope obligatoire, vérifier la couverture ESRS complète et la collecte multi-sources.
Quel logiciel CSRD français choisir ?
Plus
Orki, Sami, Toovalu et Tennaxia sont des éditeurs français. Le choix entre eux dépend du profil (ETI ou PME), du besoin de coupler la CSRD avec le bilan carbone ou l'ACV, et de l'écosystème d'accompagnement (cabinets partenaires pour Toovalu, historique RSE/HSE pour Tennaxia). Être un éditeur français n'implique pas une couverture cantonnée à la France : Orki, par exemple, opère dans le monde entier pour ses clients multinationaux depuis ses bureaux français.
Combien coûte un logiciel CSRD ?
Plus
La tarification est rarement publique pour le module CSRD lui-même. Des sources tierces documentent des fourchettes indicatives de quelques milliers à plusieurs dizaines de milliers d'euros par an selon la taille et la complexité du périmètre. Orki publie une tarification carbone dès 1 440 € HT ; les modules CSRD sont généralement sur devis chez tous les éditeurs comparés.
Quelle différence entre un logiciel CSRD et un logiciel de reporting ESG généraliste ?
Plus
Un logiciel CSRD est calibré spécifiquement sur les exigences ESRS et la double matérialité européenne. Un outil ESG généraliste couvre souvent plusieurs référentiels internationaux (ISSB, GRI, CDP, lois américaines) sans être structuré prioritairement autour de la CSRD.
Faut-il un logiciel CSRD si mon entreprise n'est plus dans le scope après l'Omnibus ?
Plus
Pas nécessairement un outil CSRD complet. Si des clients ou des banques demandent des données de durabilité, un module VSME simple suffit en général à structurer une réponse standardisée sans viser la conformité CSRD intégrale.
Un logiciel CSRD gère-t-il aussi le bilan carbone ?
Plus
Cela dépend de l'éditeur. Orki et Toovalu couplent nativement bilan carbone et CSRD sur la même plateforme avec des données partagées. D'autres éditeurs traitent la CSRD comme un module séparé de leur offre carbone.
Qu'est-ce que le VSME et un logiciel CSRD le couvre-t-il ?
Plus
Le VSME (Voluntary Sustainability Reporting Standard for SMEs) est le standard volontaire simplifié de l'EFRAG destiné aux PME. Plusieurs éditeurs CSRD, dont Orki, Sami et Greenly, proposent un module VSME distinct du module CSRD complet.
Un logiciel CSRD produit-il le tagging XBRL ?
Plus
Certains oui : Toovalu et Workiva mettent explicitement en avant la génération de rapports au format XBRL/iXBRL, une exigence pour la publication réglementaire des entreprises dans le scope obligatoire.
Quelle est la différence entre CSRD et double matérialité dans un outil logiciel ?
Plus
La CSRD est la directive qui impose le reporting. La double matérialité est la méthode d'analyse, prévue par la méthodologie EFRAG, qui permet d'identifier quels enjeux ESRS sont réellement pertinents pour l'entreprise. Un bon outil CSRD structure cette analyse plutôt que de la traiter comme une simple checklist.
Sami, Greenly, Sweep : quelles différences pour la CSRD ?
Plus
Sami, désormais filiale du groupe SGS, cible surtout les PME et ETI avec un module VSME issu de l'acquisition de Good Steps. Greenly a une présence France/US/UK et cible un spectre PME à international. Sweep est positionné sur les très grands comptes internationaux, avec une reconnaissance analystes (Verdantix) sur la conformité CSRD.
Combien de temps faut-il pour déployer un logiciel CSRD ?
Plus
La durée dépend surtout du nombre de filiales ou de sources de données à connecter et de la maturité de la collecte existante, plus que de l'éditeur choisi. Une ETI mono-site avec une donnée déjà structurée déploie généralement plus vite qu'un groupe multi-pays avec des systèmes disparates.
Un logiciel CSRD remplace-t-il un consultant RSE ?
Plus
Non. Un logiciel structure la collecte, la double matérialité et la publication, mais l'analyse de matérialité elle-même et l'arbitrage stratégique restent souvent accompagnés par un expert climat ou RSE, en interne ou externe — plusieurs éditeurs de ce comparatif, dont Orki, Sami et Toovalu, proposent d'ailleurs cet accompagnement en complément de l'outil.

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