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Exemple de bilan carbone pour une entreprise de construction : méthode et calcul chiffré

Activité × facteur d'émission : c'est toute la mécanique d'un bilan carbone, et pourtant la plupart des guides s'arrêtent à la théorie.

Une entreprise de construction qui aborde son premier bilan carbone cherche rarement une nouvelle définition du scope 1, 2 ou 3. Elle veut voir un calcul se dérouler : quelles données collecter, quel facteur appliquer, et à quoi ressemble un résultat plausible pour un chantier de gros œuvre. Le secteur du bâtiment concentre 15,5 % des émissions directes françaises (CITEPA, Secten 2025, données 2024), et ses postes d'émission (matériaux, engins, énergie de chantier) suivent des logiques de calcul propres au BTP (bâtiment et travaux publics).

Cet article détaille la méthode de calcul, puis déroule un exemple chiffré illustratif poste par poste, avant de situer le cadre réglementaire applicable aux entreprises du secteur.

En bref

  • Le bilan carbone d'une entreprise de construction couvre ses scopes 1, 2 et 3 : c'est un exercice différent du bilan carbone d'un bâtiment livré (déjà traité dans notre guide dédié).
  • La méthode tient en une formule : donnée d'activité (quantité) × facteur d'émission (kgCO2e par unité), sommée poste par poste.
  • Exemple chiffré : pour un chantier illustratif, le seul poste matériaux (béton, aluminium, asphalte) représente déjà de l'ordre de 165 à 225 tonnes de CO2e.
  • Les matériaux constituent généralement le poste le plus lourd, avant les engins de chantier, l'énergie et les déchets.
  • Les entreprises de plus de 500 salariés en métropole sont soumises au BEGES réglementaire, avec des sanctions renforcées depuis 2023.

Ce que couvre le bilan carbone d'une entreprise de construction

Un bilan carbone d'entreprise mesure les émissions de gaz à effet de serre (GES) liées à l'activité d'une structure sur une période donnée, réparties en trois scopes : le scope 1 (émissions directes, comme le carburant des engins de chantier), le scope 2 (émissions indirectes liées à l'énergie achetée, principalement l'électricité) et le scope 3 (toutes les autres émissions indirectes, dont les achats de matériaux, le fret et les déplacements).

Ce périmètre diffère de celui d'un bâtiment. Notre guide sur l'empreinte carbone du bâtiment et du BTP calcule l'empreinte d'un ouvrage sur son cycle de vie (construction, exploitation, fin de vie). Le bilan carbone d'une entreprise de construction mesure, lui, l'activité de la structure elle-même sur un exercice comptable : les chantiers qu'elle mène, ses véhicules, ses locaux, ses achats. Un même chantier alimente les deux exercices sous des angles différents : le bilan carbone du bâtiment regarde l'ouvrage fini, le bilan carbone de l'entreprise regarde l'activité qui l'a construit.

Pour l'empreinte carbone d'un ouvrage sur l'ensemble de son cycle de vie, voir notre guide dédié au bâtiment et au BTP.

La méthode de calcul : activité × facteur d'émission

Le calcul d'un bilan carbone repose sur une équation simple, au cœur de la méthode Bilan Carbone® de l'ADEME (Agence de la transition écologique) : pour chaque poste d'émission, on multiplie une donnée d'activité (une quantité physique : m³ de béton, litres de carburant, kWh d'électricité) par un facteur d'émission (la quantité de CO2e émise par unité), puis on additionne l'ensemble des postes.

La démarche suit quatre étapes.

Définir le périmètre. L'entreprise précise ce qui entre dans le calcul : un chantier isolé, l'activité annuelle complète, ou les trois scopes. Ce choix conditionne toute la suite : un périmètre limité au scope 1 et 2 ignore les achats de matériaux, souvent le poste le plus lourd du secteur.

Collecter les données d'activité. Quantités de béton, d'acier ou d'aluminium achetées, litres de gazole non routier (GNR) consommés par les engins, kilowattheures d'électricité de chantier, kilomètres parcourus par les véhicules, tonnes de déchets évacuées.

Appliquer les facteurs d'émission. Chaque donnée est convertie en CO2e à l'aide d'un facteur issu de la Base Empreinte® de l'ADEME, la base de données publique française de référence, ou de sources sectorielles reconnues comme les fiches de déclaration environnementale et sanitaire (FDES) répertoriées dans la base INIES.

Calculer et analyser. Les émissions de chaque poste sont additionnées, puis triées par ordre d'importance pour identifier les leviers de réduction prioritaires.

Méthode de calcul du bilan carbone d'une entreprise de construction en 4 étapes : définir le périmètre, collecter les données d'activité, appliquer les facteurs d'émission Base Empreinte ADEME, calculer et prioriser les postes

Exemple chiffré : le poste matériaux, généralement le plus lourd

Voici comment ce calcul se déroule concrètement, pour un chantier illustratif de construction d'un bâtiment tertiaire de taille moyenne. Les quantités ci-dessous sont des exemples pédagogiques, pas les données d'une entreprise réelle : seuls les facteurs d'émission par unité sont des valeurs réelles. Les facteurs béton proviennent de notre guide sur l'empreinte carbone des matériaux de construction (InfoCiments) ; les facteurs aluminium et asphalte proviennent de références sectorielles dédiées (International Aluminium Institute / European Aluminium, ADEME Base Carbone), InfoCiments ne publiant pas de facteurs sur ces deux matériaux.

Les quantités de cet exemple sont hypothétiques. Pour un bilan carbone réel, chaque quantité provient des données d'achat effectives de l'entreprise, et chaque facteur doit être vérifié dans la Base Empreinte ADEME ou la FDES du produit exact utilisé.

Poste (matériaux) Quantité de l'exemple Facteur d'émission Émissions estimées
Béton non armé (dallages intérieurs, usage courant) 200 m³ environ 198 kgCO2eq/m³ (InfoCiments, C25/30 XC1) environ 40 tonnes de CO2e
Béton armé (structure) 350 m³ 285 à 400 kgCO2eq/m³ (InfoCiments, armature incluse) de 100 à 140 tonnes de CO2e
Aluminium primaire (menuiseries) 2 tonnes 6,6 à 14,8 kgCO2e/kg (production européenne à moyenne mondiale, European Aluminium / International Aluminium Institute) environ 13 à 30 tonnes de CO2e
Asphalte (enrobés bitumineux, voiries de chantier) 300 tonnes 48 à 55 kgCO2e/tonne (ADEME Base Carbone, étude Colas) environ 14 à 17 tonnes de CO2e
Total du poste matériaux (exemple) (somme) (somme) de l'ordre de 165 à 225 tonnes de CO2e

Le facteur béton non armé (198 kgCO2eq/m³) vaut pour un C25/30 en classe d'exposition XC1 (intérieur sec). Des fondations ou dallages extérieurs relèvent le plus souvent de classes XC2/XA, avec un facteur différent : à vérifier dans la Base Empreinte ADEME ou la FDES du béton effectivement utilisé.

Ordres de grandeur des facteurs d'émission par matériau de construction : béton non armé environ 198 kgCO2eq/m³ (InfoCiments), béton armé 285 à 400 kgCO2eq/m³ (InfoCiments), aluminium primaire 6,6 à 14,8 kgCO2e/kg (European Aluminium / IAI), asphalte 48 à 55 kgCO2e/tonne (ADEME Base Carbone)

Ce total illustre un phénomène connu du secteur : pour un chantier de gros œuvre, le poste matériaux domine largement, avant même de compter le carburant des engins ou l'électricité du chantier. C'est la même mécanique de carbone incorporé qui explique pourquoi les matériaux pèsent aussi lourd dans l'empreinte carbone d'un bâtiment neuf : le béton, et en particulier le ciment qu'il contient, en constitue la part la plus significative.

Les autres postes du bilan : engins, électricité, déchets, déplacements

Au-delà des matériaux, un bilan carbone d'entreprise de construction couvre quatre autres familles de postes, calculées selon la même méthode mais avec des facteurs propres.

Le carburant des engins de chantier constitue en général le deuxième poste le plus significatif. Les engins de terrassement, grues mobiles et compacteurs fonctionnent majoritairement au gazole non routier (GNR) : la Base Carbone ADEME donne un facteur d'environ 3 750 à 3 770 kgCO2e par tonne (soit environ 3,16 kgCO2e par litre), combustion et amont inclus, une valeur à revérifier à la source au moment du calcul, les bases évoluant d'une version à l'autre. Le scope dépend de qui exploite l'engin : scope 1 quand l'entreprise l'exploite en propre, mais scope 3 dès que le terrassement ou le levage est sous-traité à un loueur avec chauffeur ou à une entreprise tierce (un cas fréquent dans le BTP), et une source classique de double comptage ou d'oubli si le rattachement n'est pas vérifié poste par poste.

L'électricité de chantier (scope 2) pèse généralement moins lourd en France qu'ailleurs en Europe : selon le Bilan électrique 2025 de RTE (Réseau de Transport d'Électricité), la production française affichait une intensité carbone de 19,6 grammes de CO2e par kilowattheure produit en 2025, l'une des plus basses d'Europe grâce au mix nucléaire et hydraulique. RTE publie aussi une intensité de consommation proche (20,0 gCO2e/kWh, échanges compris) et une intensité en analyse de cycle de vie complète plus élevée (29 gCO2e/kWh, incluant la construction des moyens de production et l'amont des combustibles) : c'est ce périmètre plus large qui explique l'essentiel de l'écart avec le facteur générique de la Base Empreinte ADEME, à utiliser pour le calcul d'un bilan carbone, et non les imports ou les pertes réseau, qui ne creusent qu'un faible écart entre production et consommation.

Les déchets de chantier (scope 3) regroupent le transport et le traitement des gravats, emballages et chutes de matériaux. Leur facteur d'émission dépend du mode de traitement (recyclage, enfouissement, valorisation), à documenter poste par poste.

Les déplacements (scope 3) couvrent les trajets domicile-chantier des équipes et le fret des matériaux jusqu'au site, calculés à partir des kilomètres parcourus et du mode de transport utilisé.

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Où se concentrent les leviers de réduction

L'exemple chiffré ci-dessus pointe vers la priorité d'action : le poste matériaux. Trois leviers, déjà détaillés dans notre guide sur les matériaux de construction, s'appliquent directement à une entreprise qui cherche à réduire son empreinte :

Le choix de ciments composés (CEM II ou CEM III plutôt que CEM I) réduit l'empreinte du ciment jusqu'à 50 %, selon InfoCiments, en substituant une partie du clinker par des matériaux secondaires, une réduction qui se répercute de façon plus modérée sur l'empreinte du béton fini, le ciment n'en représentant que 80 à 85 %. Le recours à des matériaux recyclés (aluminium recyclé, granulats de béton recyclé) réduit fortement l'énergie de production par rapport aux matériaux primaires. Enfin, la sobriété de conception (juste dimensionnement des structures, réemploi) limite les quantités de matériaux nécessaires en amont, avant même de chercher un matériau moins carboné.

Sur les postes carburant et électricité, les leviers classiques (renouvellement de flotte, engins électriques ou hybrides pour les petits gabarits, contrat d'électricité verte pour les bases vie) s'appliquent, mais leur effet reste proportionnellement plus limité tant que le poste matériaux domine le bilan.

Un bilan carbone qui priorise ses leviers sur le poste matériaux évite l'écueil classique : agir en premier sur les postes visibles (véhicules, énergie de la base vie) alors qu'ils pèsent souvent moins de 10 % du total.

Une plateforme comme Orki facilite le suivi de ces postes en centralisant la collecte des données d'achat matériaux, qui alimente à la fois le calcul du scope 3 amont et, le cas échéant, le reporting réglementaire de l'entreprise.

Obligations réglementaires pour les entreprises du BTP

Deux réglementations distinctes concernent les entreprises de construction, et il est fréquent de les confondre.

Le BEGES (bilan d'émissions de gaz à effet de serre) réglementaire s'impose aux entreprises privées de plus de 500 salariés en métropole (250 en outre-mer), avec un renouvellement tous les quatre ans. Depuis la loi Industrie Verte du 23 octobre 2023, l'absence de bilan expose à une amende pouvant atteindre 50 000 euros (100 000 euros en cas de récidive) et à une exclusion possible des marchés publics. Le détail complet des seuils, scopes obligatoires et sanctions figure dans notre guide dédié au BEGES.

La RE2020 (réglementation environnementale 2020), elle, ne s'applique pas à l'entreprise mais à l'ouvrage : elle fixe des seuils carbone que doit respecter tout bâtiment neuf, à la charge du maître d'ouvrage et du constructeur. Une entreprise de construction peut donc être soumise au BEGES pour son propre bilan carbone tout en devant, sur chaque chantier, respecter les seuils RE2020 du bâtiment livré. Le détail de ces seuils et leur durcissement progressif figure dans notre guide sur la réglementation carbone du secteur de la construction.

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Conclusion : 5 points à retenir

  1. Le bilan carbone d'une entreprise de construction se distingue du bilan carbone d'un bâtiment. Le premier mesure l'activité de la structure (scopes 1, 2, 3), le second l'empreinte de l'ouvrage sur son cycle de vie.
  2. La méthode tient en une formule reproductible. Donnée d'activité × facteur d'émission, sommée poste par poste, à partir de la Base Empreinte ADEME ou des FDES des matériaux utilisés.
  3. Le poste matériaux domine généralement le bilan. Sur l'exemple chiffré de cet article, le seul poste matériaux d'un chantier illustratif atteint déjà 165 à 225 tonnes de CO2e.
  4. Les facteurs d'émission carburant et électricité doivent être vérifiés à la source. Les valeurs publiées varient selon les versions de la Base Empreinte et le périmètre retenu (production vs consommation pour l'électricité).
  5. Deux réglementations distinctes s'appliquent au secteur. Le BEGES vise l'entreprise (> 500 salariés), la RE2020 vise l'ouvrage : les deux peuvent concerner la même entreprise sur le même chantier.

Passer du calcul à un bilan carbone complet

Pour transformer cet exemple en bilan carbone réel de votre entreprise, Orki propose trois approches complémentaires :

  • Accompagnement de A à Z : un expert climat dédié collecte avec vous les données d'activité de vos chantiers et applique les facteurs d'émission à jour.
  • Outil SaaS en autonomie : pour les équipes QHSE ou RSE du BTP déjà rodées qui veulent industrialiser le suivi de leurs postes d'émission.
  • Formation : pour internaliser la méthode Bilan Carbone et devenir autonome sur les futurs exercices.

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Sources

Questions fréquentes

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Pour un chantier illustratif de gros œuvre (200 m³ de béton non armé, 350 m³ de béton armé, 2 tonnes d'aluminium en menuiseries, 300 tonnes d'asphalte pour les accès), le seul poste matériaux atteint déjà 165 à 225 tonnes de CO2e, en appliquant à chaque quantité un facteur d'émission sourcé (InfoCiments pour le béton, European Aluminium / International Aluminium Institute pour l'aluminium, ADEME Base Carbone pour l'asphalte). C'est un exemple pédagogique : un bilan carbone réel part des données d'achat effectives de l'entreprise.
La méthode suit quatre étapes : définir le périmètre (chantier, activité annuelle, scopes concernés), collecter les données d'activité (quantités de matériaux, litres de carburant, kWh d'électricité), appliquer un facteur d'émission issu de la Base Empreinte ADEME à chaque donnée, puis additionner et analyser les postes.
Le poste matériaux (béton, acier, aluminium) est généralement le plus lourd, suivi du carburant des engins de chantier. C'est le même mécanisme de carbone incorporé qui explique pourquoi les matériaux dominent aussi l'empreinte carbone d'un bâtiment neuf.
Le bilan carbone d'une entreprise mesure l'activité de la structure sur un exercice comptable (chantiers, véhicules, achats). Le bilan carbone d'un bâtiment mesure l'empreinte de l'ouvrage sur son cycle de vie complet (construction, exploitation, fin de vie), traité dans notre guide dédié.
Selon InfoCiments, un béton non armé (C25/30) émet environ 198 kgCO2eq par m³. Un béton armé courant se situe entre 285 et 400 kgCO2eq par m³, l'acier d'armature pesant lourd dans le calcul.
Les engins de chantier (terrassement, grues mobiles, compacteurs) fonctionnent majoritairement au gazole non routier (GNR), dont la Base Carbone ADEME donne un facteur d'environ 3 750 à 3 770 kgCO2e par tonne (combustion et amont inclus), à revérifier à la source, les valeurs évoluant selon les versions de la base. Le scope dépend de qui exploite l'engin : scope 1 en exploitation propre, scope 3 dès que l'engin est loué avec chauffeur ou sous-traité.
Oui, si elle dépasse 500 salariés en métropole (250 en outre-mer) : le BEGES réglementaire s'impose alors, avec un renouvellement tous les quatre ans. En dessous de ce seuil, le bilan carbone reste volontaire, mais de plus en plus exigé par les donneurs d'ordre dans les appels d'offres.
Depuis la loi Industrie Verte du 23 octobre 2023, l'amende peut atteindre 50 000 euros (100 000 euros en récidive), avec une possible exclusion des marchés publics.
Les émissions des sous-traitants relèvent du scope 3 de l'entreprise donneuse d'ordre lorsqu'elles sont significatives dans sa chaîne de valeur (matériaux achetés, prestations de transport). Leur inclusion dépend du périmètre retenu à l'étape de définition du bilan.
Non. La RE2020 fixe des seuils carbone pour l'ouvrage livré, à la charge du maître d'ouvrage et du constructeur. Le BEGES réglementaire, lui, porte sur l'activité de l'entreprise elle-même. Une entreprise peut être soumise aux deux simultanément, sur le même chantier.
Elle reste généralement limitée par rapport aux matériaux et aux engins, grâce à un mix électrique français peu carboné : selon RTE, la production française affichait 19,6 grammes de CO2e par kilowattheure produit en 2025 (20,0 g en intensité de consommation, échanges compris), l'une des intensités les plus basses d'Europe.
Trois leviers principaux : privilégier des ciments composés (CEM II/III) qui réduisent l'empreinte du ciment jusqu'à 50 % selon InfoCiments (une réduction plus modérée sur le béton fini, le ciment en représentant 80 à 85 % de son empreinte), recourir à des matériaux recyclés (aluminium, granulats de béton), et réduire les quantités nécessaires par une conception plus sobre.
La Base Empreinte de l'ADEME est la référence française pour les facteurs génériques (carburants, électricité, transport). Pour les matériaux de construction spécifiques, les fiches de déclaration environnementale et sanitaire (FDES) répertoriées dans la base INIES donnent une empreinte propre à chaque produit.
Non, sauf si l'entreprise souhaite un suivi par chantier pour un client donné. Le bilan carbone réglementaire (BEGES) porte sur l'activité globale de l'entreprise à l'échelle de l'exercice, pas chantier par chantier, même si les données sources proviennent bien de chaque opération.

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