Plateforme de bilan carbone : comparatif des solutions pour choisir la bonne en 2026

Cinq éditeurs français reviennent le plus souvent dans les short-lists des PME et ETI pour le bilan carbone. Le premier bilan avec un consultant coûte de 3 000 € à 15 000 € HT pour une TPE ou une PME, contre environ 1 000 € à 10 000 € par an pour une solution logicielle seule.

Choisir une plateforme de bilan carbone, c'est arbitrer entre plusieurs éditeurs aux philosophies différentes (Greenly, Sami, Sweep, Carbo, Orki), plusieurs budgets (du logiciel en autonomie à l'accompagnement complet par un consultant) et plusieurs cadres réglementaires (BEGES, CSRD, VSME) qui ne pèsent pas de la même façon sur une PME et sur une ETI, surtout depuis que la directive Omnibus de février 2026 a fortement recentré la CSRD.

Ce comparatif passe en revue les cinq plateformes qui reviennent le plus souvent dans les short-lists des PME et ETI françaises, avec un chiffrage transparent des coûts et une réponse directe aux deux questions qui reviennent le plus souvent : faut-il vraiment un logiciel pour faire son BEGES, et comment choisir entre deux éditeurs pour une ETI. Méthodologie : le panel est limité aux éditeurs français positionnés sur les PME et ETI que nous rencontrons le plus fréquemment en consultation ; d'autres acteurs existent (Toovalu, Traace, WeCount, Aktio notamment). Les caractéristiques citées ont été vérifiées sur les pages publiques des éditeurs et les textes officiels au 14 août 2026.

Information importante En bref — Une plateforme de bilan carbone est un logiciel SaaS qui automatise la collecte de données d'émissions, applique les facteurs d'émission (Base Empreinte® ADEME, GHG Protocol) et produit un bilan sur les scopes 1, 2 et 3. Cinq éditeurs français dominent les short-lists PME/ETI : Orki, Greenly, Sami, Sweep et Carbo. Le budget varie fortement selon l'approche : une solution logicielle seule coûte d'environ 1 000 € à 10 000 € par an, un accompagnement par consultant de 3 000 € à 15 000 € HT pour une TPE/PME, et le dispositif Diag Décarbon'Action (Bpifrance) ramène le reste à charge à 6 000 € HT pour les entreprises éligibles de moins de 500 salariés. Un tableur respectant la méthodologie Bilan Carbone®/GHG Protocol peut suffire pour la seule collecte de données du BEGES réglementaire, mais un outil dédié structure mieux la traçabilité et l'auditabilité exigées en cas de contrôle. Côté réglementation, la directive Omnibus (février 2026) a relevé les seuils de la CSRD à plus de 1 000 salariés et 450 M€ de chiffre d'affaires : la plupart des PME et ETI basculent vers le référentiel volontaire VSME, tandis que le BEGES français reste inchangé. Avertissement éditorial — cet article est édité par Orki, qui figure parmi les éditeurs comparés. Nous nous sommes attachés à présenter les faits avec la plus grande neutralité possible, en datant et en sourçant chaque caractéristique citée ; nous recommandons d'évaluer plusieurs éditeurs en démo avant tout choix.

Qu'est-ce qu'une plateforme de bilan carbone ?

Une plateforme de bilan carbone est un logiciel SaaS qui remplace le tableur manuel pour mesurer l'empreinte carbone d'une entreprise. Concrètement, elle couvre tout ou partie de ces fonctions :

  • la collecte de données d'activité (factures énergie, déplacements, achats, données comptables) via des connecteurs ou des imports ;
  • l'application des facteurs d'émission (Base Empreinte® de l'ADEME, GHG Protocol, facteurs sectoriels) pour convertir chaque donnée d'activité en équivalent CO2 ;
  • le calcul sur les trois scopes définis par le GHG Protocol — émissions directes (scope 1), énergie achetée (scope 2), chaîne de valeur amont et aval (scope 3, généralement le poste le plus lourd) ;
  • la restitution sous forme de tableaux de bord et, pour les entreprises soumises, l'export vers le format attendu par le BEGES réglementaire ;
  • pour certains éditeurs multi-modules, un pont vers d'autres référentiels (CSRD/VSME, EcoVadis, ACV) sur la même donnée.

Information importante Pour la méthode de calcul détaillée, voir notre guide de la méthode Bilan Carbone® V9 de l'ADEME.

L'intérêt d'une plateforme dédiée par rapport à un tableur artisanal n'est pas seulement le gain de temps : c'est la reproductibilité. Un bilan qui doit être refait chaque année, avec des données qui évoluent et une équipe qui change, se fiabilise beaucoup plus facilement dans un outil qui centralise les facteurs d'émission et trace les mises à jour.

Logiciel ou consultant : faut-il un outil pour faire son BEGES ?

Le BEGES (Bilan d'Émissions de Gaz à Effet de Serre) est l'obligation réglementaire qui s'applique aux entreprises de plus de 500 salariés en métropole (250 en outre-mer), au titre de l'article L. 229-25 du code de l'environnement (voir notre guide des obligations et sanctions BEGES). La question posée par une entreprise qui aborde cette obligation pour la première fois est presque toujours la même : un tableur suffit-il, ou faut-il investir dans un logiciel ?

Un tableur peut techniquement suffire pour la collecte, à condition de respecter la méthodologie de référence (Bilan Carbone® de l'ADEME ou une méthode équivalente reconnue comme le GHG Protocol) et d'appliquer les bons facteurs d'émission. L'Association pour la transition Bas Carbone (ABC), qui pilote la méthode Bilan Carbone®, met d'ailleurs à disposition ses propres tableurs de référence.

Ce qu'un tableur ne fait pas bien, en revanche : la traçabilité des mises à jour d'une année sur l'autre, la centralisation quand plusieurs personnes ou filiales contribuent à la collecte, et la préparation à un contrôle — le BEGES intègre désormais un plan d'action chiffré, pas seulement un inventaire d'émissions par poste. C'est précisément là qu'une plateforme dédiée ou un accompagnement expert apportent une valeur que le tableur seul n'apporte pas.

BEGES, CSRD, VSME : qui est réellement concerné en 2026 ?

Trois précisions changent souvent la conclusion d'une entreprise qui évalue son obligation :

  • Le seuil BEGES s'apprécie par personne morale, pas par groupe consolidé (article R. 229-46 du code de l'environnement, effectif calculé selon l'article L. 1111-2 du code du travail). Un groupe de 800 salariés répartis en filiales de 300 personnes n'est pas assujetti ; le bilan consolidé de groupe est une simple faculté. Depuis la loi Industrie verte de 2023, le manquement est sanctionné d'une amende pouvant atteindre 50 000 € (100 000 € en cas de récidive), et la sanction n'est plus facultative. Le scope 3 complet n'est obligatoire, depuis le 1er janvier 2023, que pour les entreprises assujetties également soumises à la déclaration de performance extra-financière ; les autres restent tenues aux scopes 1 et 2.
  • La CSRD a été fortement recentrée par la directive Omnibus (directive (UE) 2026/470, publiée au JOUE le 26 février 2026) : elle ne visera plus, après transposition en droit français (attendue au plus tard en mars 2027), que les entreprises de plus de 1 000 salariés réalisant plus de 450 M€ de chiffre d'affaires net, deux critères cumulatifs. Environ 80 % des entreprises initialement concernées sortent du champ, et la deuxième vague est reportée à 2028 sur l'exercice 2027. Concrètement : la quasi-totalité des PME et ETI ne sont plus visées par la CSRD.
  • Le VSME devient le référentiel pertinent pour les PME et ETI : ce standard volontaire (recommandation (UE) 2025/1710) est désormais aussi le plafond de ce qu'un grand donneur d'ordre pourra exiger de ses fournisseurs de moins de 1 000 salariés (« value-chain cap » de la directive Omnibus). Attention : sortir de la CSRD ne fait pas sortir du BEGES, qui reste inchangé — une ETI de 600 salariés dans une même entité juridique y demeure soumise.

Information importante En pratique — pour une entreprise qui découvre le sujet sans historique de bilan, le Diag Décarbon'Action opéré par Bpifrance subventionne 40 % d'un accompagnement de 12 jours incluant le bilan et le plan d'action, soit 6 000 € HT de reste à charge. Conditions principales au 14 août 2026 : moins de 500 salariés, au moins un an d'activité, ne pas avoir réalisé de bilan GES complet dans les 5 dernières années et ne pas être soumis au BEGES réglementaire.

Combien coûte un bilan carbone en entreprise ?

Le budget d'un bilan carbone dépend surtout de deux choix : consultant ou logiciel en autonomie, et la taille de l'entreprise. Voici les ordres de grandeur observés sur le marché français en 2026, exprimés en euros HT et, pour les logiciels, en base annuelle.

Profil Approche Budget indicatif (HT)
TPE / PME, premier bilan Accompagnement par un consultant (prestation) 3 000 € à 8 000 € pour une TPE, 10 000 € à 15 000 € pour une PME mono-site ; Greenly cite une fourchette de 2 000 € à 10 000 € pour une TPE/PME
Entreprise de moins de 500 salariés, éligible Diag Décarbon'Action (Bpifrance, 12 jours d'intervention) 6 000 € de reste à charge après subvention de 40 %
Toutes tailles Solution logicielle seule, en autonomie Environ 1 000 € à 10 000 € par an ; grilles publiques d'entrée : Carbo dès 972 €/an, Orki dès 1 440 €/an
ETI multi-site (250 à 5 000 salariés) Accompagnement par un consultant 20 000 € à 40 000 €
Grand groupe (5 000+ salariés) Accompagnement par un consultant 50 000 € à 100 000 € et plus

Le taux journalier d'un consultant climat senior se situe généralement entre 800 € et 1 200 € HT par jour selon son expérience et sa structure (indépendant ou cabinet) — c'est ce taux, multiplié par le nombre de jours nécessaires, qui explique l'écart entre un devis à 10 000 € et un devis à 40 000 €, plus que l'identité du prestataire. À noter : les fourchettes « consultant » ci-dessus désignent une prestation de réalisation du bilan, pas un abonnement logiciel annuel.

Coût d'un bilan carbone selon le profil : logiciel seul 1 000 à 10 000 euros par an, Diag Décarbon'Action 6 000 euros HT de reste à charge, consultant premier bilan TPE/PME 3 000 à 15 000 euros, consultant ETI multi-site 20 000 à 40 000 euros, grand groupe 50 000 à 100 000 euros et plus. Budget indicatif d'un bilan carbone selon le profil d'entreprise et l'approche retenue (France, 2026).

Sur ce marché, le logiciel n'est jamais gratuit ni universellement moins cher que le conseil : c'est un choix de répartition de l'effort. Un logiciel en autonomie coûte moins cher à l'année mais suppose une équipe interne capable de le piloter ; un consultant coûte plus cher au démarrage mais transfère la charge de la fiabilisation méthodologique.

Comparatif : 5 plateformes de bilan carbone

Les caractéristiques ci-dessous ont été relevées sur les pages publiques des éditeurs le 14 août 2026.

Plateforme Fondation Positionnement Tarification (HT, base annuelle) Autres référentiels
Orki France, actionnariat 100 % français, bootstrap rentable PME et ETI, de la mono-entité au multi-filiales, France et international Grille publique : module carbone dès 1 440 €/an (offre d'entrée Conformité, hors questionnaires fournisseurs, restitution codir et expert dédié) ; ACV et CSRD sur devis ACV réglementaire française (FDES pour la base INIES, PEP ecopassport®, EPD), CSRD/VSME, EcoVadis, SBTi, CBAM, EUDR, DPP, TCFD/IFRS, sur le même socle de données
Greenly 2019 (Alexis Normand, Matthieu Vegreville, Arnaud Delubac), environ 75 M$ levés, plus de 3 500 clients revendiqués, France/US/UK PME à international Sur devis (aucun tarif chiffré publié au 14 août 2026 ; trois formules sur contact) ACV (EPD, FDES, PEP), CSRD/VSME, SBTi, CBAM, EUDR, DPP, EcoVadis, TCFD/IFRS
Sami Mars 2020 (Nicolas Crestin, Tanguy Robert), filiale majoritaire du groupe SGS depuis novembre 2025, plus de 2 000 clients revendiqués PME et ETI, adossement à un groupe de certification Sur demande CSRD/VSME (acquisition Good Steps), ACV et empreinte produit, conseil intégré
Sweep 2020, Montpellier ; sièges à Paris et Londres, bureau à Denver depuis 2025 ; environ 100 M$ levés, structure la plus capitalisée du panel Très grands comptes et institutions financières (émissions financées, méthodologie PCAF) Sur demande CSRD/ESRS, empreinte produit et EPD (base ecoinvent), supply chain
Carbo Rentrée 2019 (Simon Létourneau, Emmanuel Watrinet, Julien Janson, anciens de Centrale Nantes), pivot B2C vers B2B TPE à PME, culture pédagogique Grille publique : bilan carbone de 972 € à 1 404 €/an (expert dédié sur la formule Premium) ; ACV de gratuit à 14 400 €/an Reporting VSME/CSRD (export xhtml/xbrl, module d'audit), ACV multicritère ISO 14040/14044, sensibilisation

Sur la transparence tarifaire, Carbo (dès 972 € HT/an) et Orki (dès 1 440 € HT/an) sont, au 14 août 2026, les deux seuls éditeurs du panel à publier une grille chiffrée pour leur module carbone : Sami et Sweep sont sur demande, et Greenly ne publie plus de tarif sur sa page dédiée. Sur l'étendue du catalogue, Greenly et Orki couvrent tous deux le spectre le plus large du panel (ACV, CSRD/VSME, SBTi, CBAM, EUDR, DPP, EcoVadis, TCFD/IFRS). La différence d'Orki se joue en profondeur : les déclarations environnementales réglementées françaises (FDES destinées à la base INIES, PEP ecopassport®), traitées sur le même socle de données que le bilan carbone et le reporting CSRD/VSME.

Pourquoi Orki se distingue sur ce comparatif

Trois éléments factuels, déjà détaillés dans les comparatifs 1-contre-1 publiés sur le blog Orki (Orki vs Greenly, Orki vs Sami, Orki vs Carbo, Orki vs Sweep), reviennent sur le terrain de la plateforme de bilan carbone :

  • La profondeur normative sur l'ACV réglementaire française : les FDES et les PEP sont menées jusqu'à la vérification tierce partie et au dépôt dans les bases officielles (INIES, PEP ecopassport®), sur le même socle de données que le bilan carbone. Les autres éditeurs du panel proposent tous une brique ACV ou empreinte produit, mais, sur la base de leurs pages publiques consultées au 14 août 2026, aucune ne met en avant ce niveau de prise en charge des déclarations françaises. C'est un critère à challenger en démo chez chaque éditeur.
  • Une tarification carbone publique dès 1 440 € HT par an (offre d'entrée Conformité, hors questionnaires fournisseurs, restitution codir et expert dédié) : avec Carbo, Orki est l'un des deux seuls éditeurs du panel à publier sa grille.
  • L'approche « conseil pour initier, logiciel pour pérenniser » : un expert climat accompagne les offres Bilan approfondi et Stratégie de réduction. La plupart des éditeurs du panel proposent aussi un accompagnement humain sur leurs formules supérieures (Carbo sur sa formule Premium, Greenly sur ses formules hautes) : la différence se joue sur la place du conseil dans la méthode, pas sur son existence.

Greenly ou Sami : quelle plateforme pour une ETI ?

Pour une ETI qui doit consolider plusieurs filiales ou sites, Greenly et Sami sont les deux noms qui reviennent le plus souvent dans les short-lists — et leurs trajectoires récentes changent la donne par rapport à il y a deux ans.

Greenly est un éditeur indépendant parmi les mieux capitalisés du panel (environ 75 M$ levés ; seule Sweep a levé davantage, environ 100 M$), qui revendique plus de 3 500 clients et couvre un large catalogue de référentiels : bilan carbone, ACV, CSRD/VSME, SBTi, CBAM, EUDR, DPP, EcoVadis, TCFD/IFRS, un spectre qu'Orki couvre également sur un socle de données unique. Sa présence France/US/UK en fait un candidat naturel pour une ETI ayant des filiales à l'étranger.

Sami, depuis la prise de participation majoritaire du groupe SGS annoncée le 21 novembre 2025, s'appuie sur l'infrastructure d'un groupe international de testing, inspection et certification : 99 500 professionnels, plus de 2 500 laboratoires et sites dans 115 pays. L'éditeur revendique plus de 2 000 clients, après une trajectoire de startup singulière (levée de 4 M€ auprès de 272 investisseurs, sans fonds de capital-risque, en novembre 2022, puis acquisition de Good Steps en janvier 2025). Pour une ETI qui valorise l'adossement à un groupe déjà présent dans l'audit et la certification, cet ancrage peut peser dans la décision.

Concrètement, l'arbitrage entre les deux dépend moins d'un écart fonctionnel flagrant que du profil de gouvernance recherché : Greenly reste un éditeur indépendant en forte croissance, Sami est désormais intégré à un grand groupe coté. Les deux couvrent le bilan carbone, le reporting CSRD/VSME et proposent une brique ACV. Pour une ETI qui anticipe des déclarations environnementales produit réglementées en France (FDES, PEP), la profondeur de ce module ACV (vérification tierce partie, dépôt INIES ou PEP ecopassport®) mérite d'être comparée en démo, y compris avec une alternative comme Orki qui en a fait sa spécialité.

Comment choisir : la grille de décision selon votre profil

  • TPE/PME qui découvre son premier bilan, sans équipe dédiée : privilégier un accompagnement par consultant (3 000 € à 15 000 € HT selon la taille) ou, si l'entreprise a moins de 500 salariés, n'a pas réalisé de bilan GES complet dans les 5 dernières années et n'est pas soumise au BEGES, vérifier l'éligibilité au Diag Décarbon'Action subventionné (6 000 € HT de reste à charge).
  • PME avec une personne en interne (RSE, QSE) prête à piloter le projet : une solution logicielle en autonomie (environ 1 000 € à 10 000 €/an) est en général suffisante ; Carbo et Orki publient les grilles d'entrée les plus accessibles du panel.
  • ETI multi-filiales : vérifier d'abord le périmètre réel de l'obligation — le BEGES s'apprécie par personne morale, et depuis la directive Omnibus la CSRD ne visera plus, après transposition, que les entreprises de plus de 1 000 salariés et 450 M€ de chiffre d'affaires ; pour la plupart des ETI, le référentiel pertinent devient le VSME, souvent demandé par les donneurs d'ordre. Privilégier ensuite un outil qui structure la consolidation multi-sites et l'auditabilité : Orki, Sami et Greenly sont positionnés sur ce segment, Orki ajoutant l'ACV réglementaire française si des FDES ou PEP sont anticipées.
  • Grand groupe international aux périmètres complexes, fonds et institutions financières : Sweep est le plus nettement positionné sur ce segment parmi les cinq éditeurs comparés, avec une offre dédiée aux émissions financées (méthodologie PCAF).

Positionnement des 5 plateformes de bilan carbone par profil : Carbo et Orki pour TPE/PME avec tarification publique dès l'entrée de gamme, Orki, Sami et Greenly pour ETI multi-filiales, Sweep pour grand groupe international et institutions financières. Positionnement des cinq plateformes comparées selon la taille et la complexité de l'entreprise.

Conclusion : 4 points à retenir

  1. Une plateforme de bilan carbone automatise la collecte et le calcul sur les scopes 1, 2 et 3 — un gain de fiabilité et de temps par rapport à un tableur manuel, surtout quand le bilan doit être refait chaque année.
  2. Le budget varie du simple au décuple selon l'approche : d'environ 1 000 € par an pour un logiciel en autonomie à plus de 100 000 € pour un accompagnement consultant en grand groupe ; le Diag Décarbon'Action ramène le reste à charge à 6 000 € HT pour les entreprises éligibles de moins de 500 salariés.
  3. Vérifier d'abord son obligation réelle : le BEGES s'apprécie par personne morale (500 salariés en métropole), la CSRD ne concernera plus, après transposition de la directive Omnibus, que les entreprises de plus de 1 000 salariés et 450 M€ de chiffre d'affaires, et le VSME devient le référentiel de référence pour les PME et ETI. Un tableur conforme à la méthodologie peut suffire pour la seule collecte, mais un outil dédié structure mieux la traçabilité exigée en cas de contrôle.
  4. Le bon choix dépend du profil de l'entreprise, pas d'un classement universel : Carbo pour une entrée TPE/PME au tarif public le plus bas, Orki et Sami pour une PME/ETI multi-filiales (avec l'ACV réglementaire française chez Orki), Greenly pour une empreinte internationale (France/US/UK), Sweep pour un grand groupe ou une institution financière.

Sources

Toutes les pages citées ont été consultées le 14 août 2026.

Questions fréquentes

Approfondissez le sujet de l'article

Demander une démo
Quelle plateforme de bilan carbone choisir ?
Plus
Cela dépend surtout de votre taille et de votre budget. Pour une TPE qui démarre, Carbo affiche l'entrée de gamme publique la plus accessible (dès 972 € HT/an) ; Orki publie aussi sa grille (dès 1 440 € HT/an). Pour une PME ou une ETI multi-filiales, Orki, Sami et Greenly sont positionnés sur ce segment. Pour un grand groupe international ou une institution financière, Sweep est le plus nettement positionné parmi les cinq éditeurs comparés.
Qu'est-ce qu'une plateforme de bilan carbone ?
Moins
C'est un logiciel SaaS qui automatise la collecte de données d'activité, applique les facteurs d'émission (Base Empreinte® ADEME, GHG Protocol) et calcule les émissions sur les scopes 1, 2 et 3, à la place d'un tableur manuel.
Combien coûte un bilan carbone en entreprise ?
Plus
Comptez 3 000 € à 15 000 € HT pour un premier bilan TPE/PME avec un consultant (Greenly cite 2 000 € à 10 000 € pour une TPE/PME), environ 1 000 € à 10 000 € par an pour une solution logicielle seule, et 20 000 € à plus de 100 000 € pour un accompagnement en ETI ou grand groupe. Le Diag Décarbon'Action (Bpifrance) ramène le reste à charge à 6 000 € HT pour les entreprises éligibles de moins de 500 salariés.
Faut-il un logiciel pour faire son BEGES ?
Plus
Pas obligatoirement : un tableur qui respecte la méthodologie Bilan Carbone®/GHG Protocol peut suffire pour la collecte. Mais un outil dédié structure mieux la traçabilité des mises à jour et l'auditabilité en cas de contrôle, surtout quand plusieurs personnes ou filiales contribuent à la collecte.
Greenly ou Sami : quelle plateforme choisir pour une ETI ?
Plus
Les deux ciblent les ETI, avec des philosophies différentes : Greenly reste un éditeur indépendant (environ 75 M$ levés, plus de 3 500 clients revendiqués, large catalogue de référentiels, comparable à celui d'Orki) ; Sami, filiale majoritaire du groupe SGS depuis novembre 2025, s'appuie sur un groupe international de certification. Les deux couvrent le bilan carbone, le reporting CSRD/VSME et proposent une brique ACV : l'arbitrage se joue sur la gouvernance et le périmètre, à valider en démo.
Quelle différence entre un logiciel de bilan carbone et un consultant ?
Plus
Un logiciel automatise la collecte et le calcul mais suppose une équipe interne pour le piloter. Un consultant prend en charge la méthodologie et la collecte à votre place, pour un budget plus élevé au démarrage. Les deux approches ne s'opposent pas : beaucoup d'entreprises démarrent avec un consultant puis basculent sur un logiciel une fois autonomes.
Qu'est-ce que le Diag Décarbon'Action ?
Plus
C'est un accompagnement de 12 jours opéré par Bpifrance qui combine bilan carbone et plan d'action, subventionné à 40 %, soit 6 000 € HT de reste à charge. Conditions principales au 14 août 2026 : moins de 500 salariés, au moins un an d'activité, ne pas avoir réalisé de bilan GES complet dans les 5 dernières années et ne pas être soumis au BEGES réglementaire.
Un logiciel de bilan carbone gère-t-il aussi la CSRD ?
Plus
Oui pour les cinq éditeurs comparés : Orki, Sami, Greenly et Sweep proposent un module CSRD ou VSME, et Carbo un reporting VSME avec export réglementaire (xhtml/xbrl) et module d'audit. À noter : depuis la directive Omnibus (février 2026), la CSRD ne visera plus, après transposition, que les entreprises de plus de 1 000 salariés et 450 M€ de chiffre d'affaires ; pour la plupart des PME et ETI, c'est le VSME qui devient le référentiel pertinent.
Quelle plateforme de bilan carbone a la tarification la plus accessible pour une TPE ?
Plus
Carbo, dès 972 € HT/an (soit 81 € HT/mois), affiche l'entrée de gamme publique la plus accessible du panel ; Orki publie sa grille dès 1 440 € HT/an. Sami et Sweep sont sur demande, et Greenly ne publie plus de tarif chiffré sur sa page au 14 août 2026.
Sami est-il toujours une startup indépendante ?
Plus
Non. Le groupe SGS (99 500 collaborateurs, plus de 2 500 laboratoires et sites dans 115 pays) a annoncé une prise de participation majoritaire dans Sami le 21 novembre 2025, après l'acquisition de Good Steps par Sami en janvier 2025.
Une plateforme de bilan carbone couvre-t-elle aussi l'analyse du cycle de vie (ACV) ?
Plus
De plus en plus souvent, oui : Greenly, Carbo, Sweep et Sami proposent tous une brique ACV ou empreinte produit. Les différences se jouent sur la profondeur réglementaire française : la production de FDES pour la base INIES et de PEP ecopassport®, avec vérification tierce partie, est le cœur du module ACV d'Orki. C'est un critère à challenger en démo chez chaque éditeur.
Peut-on changer de plateforme de bilan carbone d'une année sur l'autre ?
Plus
Techniquement oui, mais au prix d'un re-paramétrage des facteurs d'émission et souvent d'une perte de comparabilité d'une année sur l'autre si la méthode de calcul diffère. C'est un argument pour choisir dès le départ un éditeur capable d'absorber une montée en complexité (CSRD, ACV) sans changer d'outil.
Le premier bilan carbone doit-il forcément passer par un consultant ?
Plus
Non, mais c'est l'option la plus sécurisante pour une entreprise sans culture carbone interne : un consultant fiabilise la méthodologie dès le départ. Une entreprise avec une personne déjà formée en interne peut démarrer directement sur une solution logicielle en autonomie.
La CSRD concerne-t-elle encore les PME et ETI en 2026 ?
Plus
De moins en moins. La directive Omnibus (UE) 2026/470, publiée au JOUE le 26 février 2026, relève les seuils à plus de 1 000 salariés ET plus de 450 M€ de chiffre d'affaires (critères cumulatifs), soit environ 80 % d'entreprises concernées en moins ; la transposition française est attendue d'ici mars 2027. La plupart des PME et ETI basculent vers le VSME, référentiel volontaire que leurs donneurs d'ordre peuvent leur demander. Attention : le BEGES français (500 salariés par entité juridique) reste inchangé.

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